La France sous Macron : État Néofasciste ou État policier ? Nous sommes en droit de nous interroger avec les trois derniers ministres de l’intérieur, et la politique menée par les gouvernements successifs et les ministres et députés macronistes qui font plus que flirter avec le rassemblement national.
Ancien préfet de Paris, successeur à ce poste à Lallement, le pourfendeur des gilets jaunes à Bordeaux puis à Paris, Nuñez a remplacé Retailleau entrant dans le gouvernement Lecornu. Et le moins qu’on le puisse dire c’est qu’il a été à la hauteur de ses prédécesseurs Darmanin et Retailleau. Déjà, en tant que préfet de Paris, il avait donné des signes avant-coureurs de prédispositions à occuper ce poste. Notamment lors de l’assassinat de Nahel, ce jeune « délinquant » assassiné par un policier qui a eu tendance à jouer de la gâchette un peu trop rapidement, où Nuñez a défendu le policier et lui a laissé le choix de sa mutation.
Il avait, en tant que préfet de police de Paris, à défendre l’institution policière alors imaginez quand il a été nommé 1er flic de France. Il ne reconnaît pas le terme de violences policières, même quand elles sont flagrantes lorsque des individus sont tabassés en raison de leur couleur ou religion par des policiers dans un commissariat ou en pleine rue. Il leur accorde l’immunité dans la plupart des cas, même quand les scènes de “bavure” sont filmées. On a vu qu’avec Sainte Soline, son prédécesseur Darmanin s’était réjouit du nombre de grenades lancées sur les manifestants dont certains ont été blessé sévèrement, et les images qui ont fuité récemment chez Libé et Médiapart ont plongé le ministre de l’Intérieur actuel dans un léger embarras, parce qu’elles n’étaient pas équivoques, des policiers ce jour là avaient fait usage d’armes de guerre contre des manifestants avec une certaine délectation en dehors de tout cadre légal. La Police est là pour nous protéger pas pour nous éborgner ou nous plonger dans le coma.
Dans son CV, Nuñez a aussi d’excellents rapports avec l’ultra-droite et l’extrême droite, il autorise en tant que préfet les manifs du 9 mai à Paris par un comité de Néonazis composé de nostalgiques du IIIème Reich, avec tatouages de symboles et références à tonton Adolf. Il a continué à les autoriser en tant que ministre. Comme il l’a fait à Lyon où les mêmes néonazis ont manifesté pour rendre hommage à Quentin Deranque, issu de leur mouvance, qui était décédé à l’issue d’une bagarre avec des antifascistes. Il faut dire que pour la Police Française pour porter allégeance à l’extrême droite, elle s’y connait depuis longtemps
Les rapports de Nuñez sont bien moins cordiaux avec la France Insoumise puisque nous sommes les opposants de son patron et de ses prédécesseurs. La France Insoumise et la députée européenne Rima Hassan sont dans le viseur du pouvoir actuel aidé par des médias bien serviles qui sont aux ordres des ultra-riches et de la Macronie. Avec les dernières révélations de Médiapart sur «l’espionnage» de l’eurodéputée Rima Hassan, nous atteignons des sommets dans la compromission du gouvernement avec la police.
La police de Nuñez serait-elle devenue sous Macron une police politique ? Déjà nous en avions eu un avant-goût avec l’affaire Deranque, où les médias mainstream ont, pendant plusieurs jours, narré le récit du collectif néonazi pseudo-féministe Némésis sur la mort de leur camarade tombé sous les coups de militants insoumis en marge du meeting de Rima Hassan, à Sciences Po Lyon.
Plus tard, des séquences vidéo et de véritables enquêtes journalistiques ont anéanti ce récit que d’autres médias continuaient à distiller auprès d’une population hostile à LFI. Les attaques contre des locaux, contre des militant.e.s et élu.es insoumis.es n’ont donné lieu à aucune interpellation, l’extrême droite a eu un sentiment d’impunité intégrale accordée par Nuñez et ils s’en sont donné à cœur joie.
Par la suite les révélations de l’Huma et de Médiapart, puis celles de BFMTv , vinrent mettre beaucoup de plomb dans l’aile dans la version servit par la justice et la police à des médias avides d’enfoncer encore plus la Frane Insoumise à travers Raphaël Arnault et Rima Hassan.
On en était là, jusqu’à ce que jeudi dernier, l’article de Médiapart révèle que Rima était espionnée pendant 3 mois par la Police de Nuñez qui était à l’Assemblée nationale pour examiner des projets de loi dont celle de Yadan. Les représentants de la France Insoumise et d’autres sont intervenus pour questionner le 1er flic de France sur cette opération de barbouzes d’un autre âge indigne de notre pays. Ils vont pouvoir agiter le chiffon Vénézuela à Mélenchon, ils ne valent pas mieux, et sont prêts à tout pour obéir à Israël pour faire taire ceux qui soutiennent la Palestine et dénoncent Netanyahu.
Alors la France sous Macron est devenue une république bananière où l’on peut tranquillement comparer des maires insoumis noirs à des singes, où l’on peut accuser à tort une eurodéputée insoumise d’être en possession de drogue et même de l’espionner pendant trois mois, un pays où la Police n’intervient pas lorsqu’elle assiste à une bagarre violente de militants fascistes et antifascistes.
J’ai mal, très mal à la France de Macron, une France raciste avachie à longueur de journées devant Cnews , je préfère la Nouvelle France de Mélenchon
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