Faut-il revoir les règles applicables de nos emballages ?

 PFAS, bisphénols, phtalates : faut-il revoir les règles applicables aux emballages alimentaires?                                                                                                      

Muriel Bailey

D’après l’article de Emballages Magazine du 15 avril 2026, ce sont près de 12 000 molécules chimiques comme les phtalates, les bisphénols, les polyfluoroalkylés (PFAS) qui sont  susceptibles d’entrer au contact de nos aliments par l’emballage.

« Identifier les molécules polluantes des emballages alimentaires et comment elles contaminent nos aliments,  tout en mesurant les impacts sur notre santé »

 C’est l’objet du projet FoodContact conduit par Mathilde Touvier chercheuse au sein de l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM).

Dés à présent en attendant les résultats, elle  invite les consommateurs à choisir les contenants alimentaires en verre ou en inox réputés inertes.

Parmi les principales substances étudiées figurent :

Les phtalates qui sont principalement utilisés comme plastifiants pour rendre certains plastiques souples (films alimentaires, certains opercules, emballages de viande ou de fromage).

Les bisphénols sont utilisés dans les résines et certains plastiques.
On les retrouve notamment dans les boîtes de conserve métalliques (revêtement intérieur), les canettes de boissons (vernis intérieur), les couvercles métalliques de bocaux….

Les PFAS sont utilisés pour rendre les matériaux résistants à l’eau et aux graisses.
On les trouve dans les emballages de restauration rapide, les boites à pizzas, papier emballages hamburgers, kebabs etc. Ces emballages sont destinés à des aliments gras.

Les PFAS constituent une vaste famille de composés chimiques qualifiés de « polluants éternels » car ils sont extrêmement persistants, se dégradent très lentement  et certains s’accumulent dans nos organismes. Ils sont alors une véritable calamité.

Aussi, ils peuvent  encore se retrouver dans les emballages recyclés.
Même si la contamination des composés PFAS  est plus faible après recyclage de l’emballage, cette rediffusion reste intolérable.

Découvrir que des substances persistantes, toxiques peuvent encore circuler  à travers les cycles successifs de recyclage oblige à concevoir des emballages avec des matériaux exempts de contaminants chimiques.

C’est pour quoi un recyclage de qualité nécessite des matériaux sains.

Santé et environnement étant liés, le projet FoodContact entend  in fine, faire évoluer la réglementation des substances autorisées dans les emballages alimentaires.

En attendant par précaution, penser aux contenants en verre et éviter au maximum les plastiques alimentaires.

 
   

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