Suppression du 1er Mai : l’arbre qui cache la forêt ?

Après nous avoir pris 2 années de vie à la retraite en reculant l’âge de départ à 64 ans, la Proposition de Loi concernant la suppression du 1er mai comme jour férié n’est que le fer de lance d’une série d’attaques violentes contre les salarié·es et privé·es d’emploi, les jeunes et retraité·es :

Attaques contre les salarié·es avec deux jours fériés volés, en plus du 1er mai où ils veulent nous faire travailler, et la remise en cause de la 5ème semaine de congés payés qui devient monétisable
(ils nous font d’abord choisir entre le repos et le salaire, ensuite on n’aura ni l’un ni l’autre).
Attaques contre les retraité·es avec la désindexation de toutes les pensions : avec une l’inflation de 1,4 % pour 2026, pour une retraite à 1500 € c’est 21 € de moins par mois soit près de 300€ perdus par an ! Sans parler de la suppression de l’abattement de 10 %.
Attaques contre les malades avec le déremboursement des médicaments et l’augmentation des franchises médicales mais aussi contre les arrêts maladie des salariés qu’ils trouvent trop nombreux et trop coûteux pour la Sécu
Attaques contre les privé·es d’emploi avec la diminution des allocations de celles et ceux qui ont été licencié·es.
Attaques des services publics avec dès janvier 3000 postes supprimés de pompiers, d’infirmier, d’enseignants…

Le prétexte à tous ces reculs sociaux c’est de trouver 40 milliards d’euros pour combler la dette qu’ils ont eux- mêmes créée en donnant des milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises privées et des cadeaux fis- caux aux plus fortunés.

Le problème de la dette ce ne sont pas les dépenses sociales et les services publics qui coûtent trop cher, c’est bien le manque de recettes :
Les cadeaux aux plus riches et aux grandes entreprises continuent à pleuvoir :
* Pour les entreprises privées, ce sont chaque année 211 milliards d’aides publiques (6600 euros par seconde!!) donnés sans contrôle, sans contrepartie, sans effets sur l’emploi et les salaires.
En plus d’amoindrir notre système de protection sociale, les exonérations de cotisations sociales participent à la baisse des salaires : plus les salaires sont bas, plus les exonérations sont hautes.
* En faisant des cadeaux fiscaux aux plus fortunés le patrimoine des 500 familles les plus riches de France représente 40% du PIB du pays, les 65 autres millions de la population se partagent le reste et on a appris récemment que plus de 13 000 millionnaires ne paient aucun impôt sur le revenu

Ce nouveau plan d’économies se fait donc toujours sur ceux qui ont déjà peu et augmente la précarité et la pauvreté, plutôt que de chercher du côté de la richesse accaparées par quelques-uns, pour qui des économies auraient des effets minimes.

En s’attaquant au plus grand nombre qui ont déjà des faibles salaires, indemnités ou pensions, ce plan d’austérité nous amène droit dans le mur avec une récession car réduire notre niveau de vie c’est stopper la consommation qui représente + de 50% de l’économie du pays.

Pas question donc que ce soient encore les travailleuses, les travailleurs, les demandeurs d’emplois, les jeunes, les retraités qui payent la facture à la fois financièrement mais aussi dans une flexibilité encore et toujours augmentée.

Alors pour ne pas se retrouver à la rue, prenons rapidement la rue pour mettre en échec cette politique mortifère

Précision apportée par le site Regard Citoyen :
Nous n’éditons pas directement le contenu d’un article par respect pour l’auteur mais nous devons parfois corriger quelques points :
Il n’est pas exact d’écrire : la Proposition de Loi concernant la suppression du 1er mai comme jour férié.
Cette loi ne propose pas du tout de supprimer le 1er mai en tant que jour férié mais d’en supprimer le caractère chômé pour une catégorie de métiers, ce qui est différent.

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