Depuis plusieurs années, les habitants haïtiens vivent dans une terreur permanente sans aucun soutien ni même aucune prise de conscience de la part de la communauté internationale.
Ce dimanche 23 août 2026, en soirée, une attaque terroriste d’ampleur a été perpétrée à Kenscoff, au sud de Port-au-Prince, capitale de Haïti.
Bilan provisoire : une quarantaine de morts dont des enfants, environ 80 otages menacés d’exécution (dont des enfants) (voir plus loin ce que ça veut dire), des animaux domestiques (chiens, chevaux massacrés), des maisons incendiées…
Nous partageons ici nos premières informations, nous couvrirons autant que possible l’évolution des enquêtes concernant ce carnage et la situation catastrophique de la République haïtienne.
Kenscoff : après le massacre, plus de 80 otages menacés d’exécution, dont des enfants

- La situation : Vingt-quatre heures après le massacre survenu à Kenscoff (Haïti), les gangs armés retiennent en captivité plus de 80 personnes, parmi lesquelles figurent des paysans, des femmes et au moins trois très jeunes enfants.
- Les menaces d’exécution : Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, un membre du groupe armé identifié comme « Izo numéro 2 » avertit la Police nationale d’Haïti (PNH) que les otages seront exécutés si la police mène des interventions, des attaques de drones ou si des membres des troupes armées sont blessés.
- L’utilisation comme boucliers humains : Ces civils innocents sont utilisés comme moyens de pression et boucliers humains face aux forces de l’ordre, plongeant les familles et la population locale dans une grande détresse et le deuil.
Sources : https://o-news1ere.com/kenscoff-apres-le-massacre-plus-de-80-otages-menaces-dexecution-dont-des-enfants/
Sur Facebook : les menaces du chef de gang “Izo numéro 2”
Kenscoff au lendemain du massacre : les morts, les larmes et la fuite

L’attaque et le bilan provisoire : Dans la nuit du 23 au 24 août 2026, des hommes armés ont attaqué la commune de Kenscoff, tirant sur les habitants, incendiant des maisons et ciblant une église hébergeant des déplacés. Le bilan humain est très lourd : la PNH et le RNDDH évoquent entre 30 et 40 morts, tandis que des responsables locaux recensent jusqu’à 47 victimes, ainsi que de nombreux disparus et blessés.
Fuite et détresse de la population : Face à cette nouvelle vague de terreur, les survivants fuient à nouveau la zone avec peu d’effets personnels, pris dans un engrenage de déplacements forcés continus et l’impossibilité de faire leur deuil.
Réactions et exaspération : Malgré la visite du Directeur Général de la PNH, Vladimir Paraison, l’envoi de renforts et la promesse d’une riposte, la population exprime une profonde colère face à l’incapacité récurrente des autorités à enrayer la progression des gangs armés dans la région.
Source : https://vantbefinfo.com/kenscoff-au-lendemain-du-massacre-les-morts-les-larmes-et-la-fuite/
Haïti: une nouvelle force pour briser l’emprise des gangs
Adoption d’une nouvelle force (FRG) : Le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé (par 12 voix et 3 abstentions : Chine, Russie, Pakistan) la création d’une Force de répression des gangs de 5 500 soldats et policiers pour succéder à la mission kényane (MMAS). Mandatée pour un an renouvelable sous le Chapitre VII, elle dispose d’un mandat offensif élargi pour lutter contre les gangs, sécuriser les infrastructures clés et aider à la tenue d’élections.
Support logistique renforcé (BANUH) : Pour pallier le manque de moyens qui a handicapé la mission précédente, la résolution crée le Bureau d’appui des Nations Unies en Haïti (BANUH), chargé de fournir à la force de l’équipement lourd (hélicoptères, véhicules adaptés, soutien maritime), du carburant et des moyens logistiques.
Un contexte humanitaire critique : L’article rappelle que depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse en 2021, les gangs contrôlent près de 85 % de Port-au-Prince. Cette terreur systémique a provoqué le déplacement de plus d’un million de personnes et plonge 5,7 millions d’Haïtiens dans une insécurité alimentaire aiguë.
Divergences et conditions de réussite : Alors que les États-Unis et Haïti saluent un tournant décisif, la Russie dénonce une initiative mal conçue et sans garantie de financement durable. Selon l’expert de l’ONU William O’Neill, l’efficacité de cette force dépendra du déblocage des axes routiers majeurs, mais devra s’accompagner d’une lutte profonde contre la corruption et l’impunité.

Le terrorisme, comme partout, utilise les moyens les plus abjects pour terrifier la population en s’en prenant aux êtres les plus faibles et les plus innocents : les enfants et ici : les animaux domestiques…
ATTENTION :
Images violentes à ne pas regarder si vous êtes sensibles…
Nous allons suivre, notamment l’évolution politique de cette affaire qui est loin d’être un cas isolé mais qui, par son caractère exceptionnellement violent montre que les gangs continuent leur accaparation du pays sans que les autorités semblent faire quoi que ce soit pour les en empêcher.
La présence de la Force de Répression des Gangs (FRG) ne semble pas non plus avoir jamais d’une grande efficacité.